Stratégie basique pour jouer au razz après 3 cartes, L désigne une cartes basse et H désigne une carte haute.

Voler les antes avec de mauvaises cartes

La fréquence à laquelle il faut voler les antes ne dépend pas seulement des chances d’effectivement voler les antes mais aussi des risques d’être ensuite confronté à une relance du joueur que l’on a cherché à voler. Lorsque la " proie " est susceptible de relancer, il convient de resserrer les mains avec lesquelles on tente de voler les antes.
Afin de pouvoir faire face à un call ou une sur-relance d’un joueur ayant une " weel card " ouverte et pour éviter de rendre les tentatives de vols trop visibles, il est préférable de ne voler les antes qu’avec (X)(L)L.
Lorsqu’une tentative de vol est sur-relancée, il est préférable de passer tous les trois cartes J. Suivre une sur relance exige de posséder au minimum un trois cartes 9, avec laquelle il est toujours légitime de relancer (même avec jusqu’à 3 cartes basses ouvertes derrière).
En fonction des autres cartes ouvertes, un trois cartes 8 peut être une meilleure main qu’un trois cartes 9.
Par ailleurs, lorsque je suis simplement suivi avec (X)(L)L, je me retrouve à la hauteur de mon adversaire si je trouve une carte basse à la quatrième et qu’il reçoit une carte haute.

Les critères qui conditionnent le vol des antes :
  • Tous les joueurs ont passé et il n’y a qu’un L derrière
  • Posséder un trois cartes 9 s’il y a deux (X)(X)L derrière ou posséder un (X)(X)L avant un seul trois cartes L
Overcaller avec de mauvaises cartes

Aux limites où les antes sont élevées , il est toujours correct d’overcaller avec un (X)(L)L s’il n’y a pas d’ (X)(X)L derrière puisque la cote du pot est en général de 6 :1 alors que la main est à 4 :1 de s’améliorer. Ce type d’overcall sera automatique dans le cas ou le limper est capable de se coucher après 4 quatre si touche (X)(L)LH contre (X)(L)LL.
L’overcall avec (X)(L)L sera une erreur si le limper a été suivi par un premier overcaller car même si la cote du pot est encore meilleure, (X)(L)L est à 10 :1 de surclasser ses adversaires.

Jouer en étant UTG

Lorsque l’on possède la carte haute, il peut être acceptable de suivre une relance dès lors que l’on possède une main comme (L)(L)H. Pour suivre une telle relance, il convient de prendre en compte :

  • La valeur des cartes basses, le call sera plus profitable avec deux " babies "
  • Les cartes déjà sorties, moins il y a de chance de trouver une paire à la quatrième et plus les outs sont " live " plus le call est justifié
  • Les joueurs déjà dans le coup, un call n’est justifié que s’il permet de jouer un duel
  • Les chances que le relanceur tente un vol
Par exemple, avec des antes élevées, il est possible de suivre la relance d’ (X)(X)7 avec (3)(4)J si le 3s, le 3c et un 4 sont sortis car il n’y a plus que 3 cartes qui pairent mes cartes basses.
Suivre avec la carte haute reste une exception, et le fold reste automatique contre un adversaire tight, deux adversaires et + ou si les outs ne sont pas " live " et que les non outs sont toujours dans le sabot.

Evaluer un 3 cartes bas

Sans prendre en considération les cartes ouvertes, un trois cartes 5 est une très bonne main, un trois cartes 6 ou un (X)(7)4 sont de bonnes mains. Un trois cartes 7 rough ou un trois cartes 8 smooth sont des mains décentes mais certains " rock " n’entrent jamais dans un coup avec (7)(6)(5).
Un trois carte 9 ou un rough 8 sont des mains très faibles.
Une main du type (L)(L)L n’est pas une main qui justifie toujours de suivre ou relancer et le meilleur bas n’est pas toujours le favori.
(7)(4)A est favori contre (2)(3)5, si 3 de ses non-outs sont hors du deck.
Avec une main comme (7)(5)2, la première chose à faire consiste à analyser les cartes sorties :

  • Les outs sont-ils toujours dans le sabot ?
  • Quels sont les risques de toucher une paire ?
  • Quels sont les risques de doubler ma carte ouverte ?
Ainsi, une main faible comme comme (8)(7)2 peut devenir une très bonne main si les bonnes cartes sont sorties du sabot. De même (A)(2)4 peut n’être qu’une bonne main si les mauvaises cartes sont sorties.
Il ne faut pas donner aux cartes sorties plus d’importance que ce qu’elles méritent. Il est souvent correct de suivre avec un smooth trois cartes 7 ouvert contre un évident trois cartes 5 car il n’y a en réalité pas d’avantage significatif en faveur de (A)(2)3 contre (7)(5)3

Jouer après la carte haute (high card)

Avec un bon trois cartes L en étant immédiatement à la droite de la carte haute, il est indispensable de relancer dans les parties à antes élevées.
Suivre n ‘est possible que pour piéger les adversaires et exige de posséder un trois cartes 5 et que les bonnes cartes soient sorties .
Suivre avec les très bonnes mains permet de varier son jeu et de suivre avec une main seulement décente pour un small bet ou avec une main qui ne supporterait pas une sur-relance.

Joueur en position hative

Si il y a plus de trois L derrière, il faut en général passer un trois cartes 8 ouvert. Avec un trois cartes 8 fermé, c’est une " close décision " fold/raise, et la relance est surtout justifiée par la possibilité de voler les antes.

Suivre ou sur-relancer un relanceur

Lorsque la relance provient du joueur UTG, a la différence des autres variantes le principe du Gap est moins prégnant et il est possible de suivre avec une main légèrement inférieure à celle du relanceur.
En conséquence, la plupart des 3 cartes 7 sont jouables et même un trois cartes 8 fermé suffit pour justifier le call. Par contre, il est nécessaire de folder un trois cartes 9 face à un cold-raise.
Face à une relance, sur-relancer peut être préférable à un simple call. En particulier, il est indispensable de sur-relancer un probable voleur.
Cependant, avec une main moyenne et face à des adversaires assez " weak ", la sur-relance perd de son intérêt. A la quatrième, si un joueur weak détient (L)(L)(L)H face à (L)(L)LL, il commet une erreur en suivant à la quatrième si le pot n’a été que relancé mais il suit correctement si le pot à été sur-relancé après 3 cartes.
Suivre après 3 cartes permet donc aux adversaires de commettre une erreur après 3 cartes s’ils suivent avec (L)(L)(L)H.
De même, si le pot a été sur-relancer après 3 cartes, suivre après 4 cartes pour voir la cinquième est un no-brainer qu’elle que soit la quatrième carte.

Suivre ou relancer un suiveur (limper)

La première conséquence de la présence d’un limper est qu’il est désormais impossible de voler les antes.
Si il n’y a plus d’autres L derrière, il est correct de suivre avec des mains moyennes pour out-flopé l’adversaire, ou face à des adversaires susceptibles de sous-jouer leurs meilleures mains. Face à de bons joueurs, il est également possible de sous jouer les meilleures mains car ils savent qu’ils offrent une cote qui permet à des mains marginales de suivre.
Lorsqu’il y a encore des L derrière, la relance est préférable si le limper à probablement une main décente pour l’isoler et éviter des overcalls.
Avec les meilleures mains, relancer est la meilleure solution car cela permet d’avoir les cotes pour payer la quatrième quelle quelle soit.
Relancer est également la meilleure option avec une bonne main lorsqu’une H est encore dans le coup pour sanctionner la carte haute.